Prescripteurs de saines addictions

Caroline

Afin que rien ne change
par (Librairie Dialogues)
1 septembre 2017

Renaud Cerqueux vous ligote et vous enferme dans la plus violente des geôles, en compagnie de l'imbuvable über-patron Emmanuel Wynne.
Cynique, glaçant, terriblement actuel, ce livre est une arme au poing.
Un outil d'insurrection. Emparez-vous en !

La Carte du Ciel
par (Librairie Dialogues)
1 septembre 2017

Dans un petit village où on peut facilement s’ennuyer, Claire et Wouki, lycéens, sont amis depuis l’enfance. Jules, lui, est arrivé l’année précédente, et tous les trois partagent tout, et notamment leur goût pour les histoires d’OVNIS. Ils passent leur temps la tête dans les étoiles, à étudier la carte du ciel… Et d’ailleurs, des phénomènes inexpliqués ont récemment eu lieu au-dessus de leurs têtes. Mais c’est un phénomène beaucoup plus terrestre qui va les occuper : l’arrivée d’une prof de philo remplaçante, qui va ensorceler la plupart des garçons du lycée… Une histoire aux confins de l’adolescence et au début de l’âge adulte, où philosophie et surnaturel se côtoient, avec un soupçon de polar. Une très belle ambiance.

C'était mieux avant

Éditions du Pommier

5,00
par (Librairie Dialogues)
1 septembre 2017

Ce n'était pas vraiment mieux avant...

Le philosophe Michel Serres a pris l’habitude de s’adresser, dans de petits livres simples d’accès mais riches d’enseignement, à Petite Poucette, jeune fille emblématique de la génération de ceux qui pourraient être ses arrière-petits-enfants, et qui communiquent alertement avec leurs pouces, pour envoyer des SMS. Petite Poucette entend très régulièrement, de la bouche des plus anciens, les papys râleurs, comme les appelle Michel Serres, la fameuse phrase “C’était mieux avant”. Sauf que, et c’est le sous-titre du livre, “cela tombe bien, avant, justement, Michel Serres y était” ! et il peut donc témoigner et dresser un bilan d’expert. Parler des tyrans du 20e siècle, de la guerre, des maladies, des droits des femmes, des doctrines, de l’hygiène, de la provenance alimentaire et bien d’autres sujets qui fâchent ! Ce livre remet les points sur les i à tous les grincheux et peut redonner un peu le moral à tous les Petits Poucets et Petites Poucettes qui prendront le temps de le lire.

Venise n'est pas en Italie
7,90
par (Librairie Dialogues)
22 juin 2017

Premier roman jubilatoire !

Emile a quinze ans et vit à Montargis. Il est timide, sincère et lucide. Ses parents sont ce qu'on appelle communément (et pas toujours affectueusement) des beaufs. Par exemple, la mère d'Emile a décidé qu'Emile serait plus beau avec les cheveux blonds, et lui teint donc les cheveux en blond platine consciencieusement depuis toujours. Emile est tombé amoureux de Pauline, qui est intelligente, maligne et ingénue. Le père de Pauline est chef d'orchestre. Pauline, comme son papa, fait de la musique. Elle prépare un concert à la Fenice, à Venise... où elle invite Emile ! Et les parents d'Emile sont d'accord. Emile est déjà en train de s'imaginer traverser la France en train quand surprise ! Ses parents lui annoncent qu'ils l'accompagnent. Tous à Venise ! En camping-car ! Je ne sais pas si vous vous souvenez d'avoir eu honte de vos parents à la sortie de l'école (oui je sais c'est mal, mais on passe tous par là, non ?), alors imaginez la tête d'Emile à cette annonce !
Ecrit comme un journal intime, "Venise n'est pas en Italie" (titre en hommage à Serge Reggiani bien sûr) est un roman extrêmement drôle et tendre sur l'adolescence. On passe un moment jubilatoire en compagnie de personnages sympathiques et attachants.

Stratégies occultes pour monter un groupe de rock
par (Librairie Dialogues)
22 juin 2017

Sérieux et irrésistiblement drôle

Dès l'avertissement, le lecteur est dans le bain : ce livre ne va pas le brosser dans le sens du poil. D'ailleurs, il ne va brosser personne dans le sens du poil. Il s'agit d'un guide indispensable à toute personne souhaitant monter un groupe de rock (même si cette personne n'en est pas à sa première tentative !). Mais à qui aller demander conseil ? Certainement pas aux groupes actuels : aucun d'entre eux ne souhaite encore plus de concurrence : il y a déjà 600 000 groupes déclarés sur les plateformes de téléchargement sur Internet. Du coup, l'auteur est allé demandé aux à des rock-stars décédées : Brian Jones, Richard Berry, Mary Wells... qu'il a contactées lors de séances de spiritisme ! (On trouve Paul McCartney dans la liste des interviewés, je me demande s'il est au courant !)
Et il leur a posé les questions suivantes : qu'est-ce que le rock ? D'où vient-il ? Quel intérêt à monter un groupe ? Comment le faire de manière efficace ?
On apprend aussi s'il faut ou non se droguer, comment se comporter sur scène, comment gérer son image... En définitive, sous couvert d'être un manuel utile, ce livre est mine de rien une véritable histoire populaire du rock, mais aussi une histoire de l'impérialisme américain par le prisme de la musique. A lire au son des festivals de l'été !