Prescripteurs de saines addictions

Les Enfiévrés

Mercure de France

23,80
par (Librairie Page 36)
15 octobre 2020

Pandémie

Candace travaille par nécessité plutôt que par passion parce qu’il faut gagner sa vie. Sa méticulosité lui fait décrocher un poste de coordinatrice dans des projets d’édition de la Bible.
A Manhattan, elle se débat dans les tracas quotidiens d’une ville tentaculaire. Jeune femme d’origine chinoise, elle révèle l’histoire de ses parents et leur intégration à la société américaine.
Son ami Jonathan, s’essaye à une vie alternative en acceptant la précarité.
Mais une épidémie se répand sur la ville, la fièvre de Shen, qui après le passage de la tempête Mathilde s’amplifie et vide New York. Les enfiévrés sont condamnés à répéter les mêmes gestes et meurent épuisés sans aucune guérison possible. Candace fera partie d’un groupe de survivants isolés dans un paysage post-apocalyptique et dirigé par une sorte de gourou.
L’habileté de l’auteure ne nous fait pas vraiment regretter la vie d’avant tant elle semblait dénuée de sens et dévolue à la consommation, aux fêtes imbibées. Et la description du monde du travail ne fait pas rêver ! Un double récit sur la vie contemporaine dans une grande ville et une peste noire moderne.

Yoga
22,00
par (Librairie Page 36)
9 septembre 2020

Humain, trop humain

Je renonce à décrire les phases du roman tant j’aurais voulu en être un des personnages pour partager la détresse de l’auteur pendant sa dépression puis participer à sa guérison et m’inviter à dialoguer avec lui. Lorsque Emmanuel Carrère évoque la figure et les mésaventures d’un professeur de collège, monsieur Ribotton et de son fils Maxime, il est submergé de chagrin, c’est toute la misère du monde qui surgit. Oh littérature comme tu nous aides à exprimer ce qu’on ressent quelquefois sans pouvoir le nommer !
Mon Ribotton à moi c’est Lulu dans un troquet glauque de la rue de l’Ourcq il y a bien longtemps, la tristesse durera toujours. Cette mise à nu sincère et sans fards exhume en nous des sentiments contradictoires, nous bouscule. Pour le pire et le meilleur, le yin et le yang, nos misères et nos joies, l’exaltation et la déprime.

Un jour viendra couleur d'orange
par (Librairie Page 36)
28 août 2020

Un jour les gens s'aimeront

La colère gronde , les ronds- points occupés, les manifestations régulières, les affrontements avec la police, la répression. Usé par un métier sans intérêt, déclassé socialement, Pierre s’investit totalement dans cette quête de reconnaissance et de justice, à délaisser Louise et son fils Geoffroy, treize ans et pas comme les autres.
Mais Geoffroy rencontre Djamila et un monde nouveau éclot proche de la nature. La beauté du livre réside dans ce contraste saisissant entre une vie quotidienne ardue d’adultes, de combats désespérés, et cette innocence enfantine pure et déterminée, remplie d’espoir et de rêves.
« Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
Un jour de palme un jour de feuillages au front
Un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
Un jour comme un oiseau sur la plus haute branche »
Louis Aragon

Radical

Albin Michel

19,90
par (Librairie Page 36)
26 août 2020

Fractures sociales

Étudiant à Sciences Po, soutenu par sa mère, Nicolas est critique sur le milieu aisé qui l’entoure et donne des cours particuliers aux enfants de bourgeois pour pouvoir joindre les deux bouts. Sa rencontre avec Harry va le mener petit à petit à comprendre, accepter puis épouser des thèses extrémistes à l’opposé de ses convictions. Un tableau violent d’une société fragmentée où des antagonismes profonds et irréconciliables s’installent.

Moins qu'hier, plus que demain
12,75
par (Librairie Page 36)
27 juillet 2020

De l'amour

En visite à Pontarlier, un conseil de lecture d’une libraire de choc qui me connait bien. Je ne suis pas un fan de BD mais je n’avais pas autant ri depuis longtemps. Des couples dans la banalité d’échanges quotidiens mais qui prennent une tournure pour le moins inattendue, jusqu'à l'absurde ! Des situations loufoques, souvent grinçantes, des incompréhensions totales, sur une page en quelques mots et d'un dessin minimaliste. C’est réjouissant et pas politiquement correct !