Prescripteurs de saines addictions

Elizabeth P.

Ces orages-là
25 février 2021

Pauvre Clémence !
Sale type de Thomas !
Elle a été sous sa coupe pendant plusieurs années.
Elle s'est enfuie mais se retrouve meurtrie, blessée jusqu'au plus profond d'elle-même, obsédée par la crainte qu'il ne la retrouve, qu'elle ne retombe dans ses griffes.
Parce que c'est un vrai pervers narcissique dangereux.
Jusqu'au bout on se demande comment elle va s'en sortir.
C'est noir, c'est sombre, c'est du Sandrine Collette.
Mais qu'elle décrit bien l'emprise et ses séquelles.
Heureusement que c'est son talent d''écriture qui nous tient parce que c'est déprimant et angoissant l'état psychologique de Clémence.
Quelle que soit l'histoire qu'elle raconte, Sandrine Collette nous passionne et nous tient en haleine.

Les aérostats, Roman

Roman

Albin Michel

17,90
7 février 2021

Ange, jeune étudiante, donne des cours de français à Pie, jeune adolescent solitaire.
Elle lui donnera le goût de la lecture et essayera de lui donner celui de vivre.
Amélie Nothomb, c'est dans un tout autre style, comme Jean d'Ormesson :
un par an, de préférence emprunté.
Je ne suis jamais complètement déçue, mais vite lassée.
Il faut reconnaître son aisance d'écriture, son intelligence.
Comme dans beaucoup de ses livres, une impression de « c'est pas mal mais ça aurait pu être mieux ».
Tout n'est pas vraisemblable. Par exemple :
Un jeune dyslexique qui n'a jamais rien lu ne peut pas du jour au lendemain disserter et pérorer comme une universitaire sur un livre que sa jeune professeure lui a demandé de lire pour le lendemain.
La déclaration d'amour soudaine du prof d'Ange
….........................
Donc, comme d'habitude, une lecture pas désagréable sans plus.

Une soif de livres et de liberté / roman, Roman
6 février 2021

À vingt ans, contre l'avis de son père, Odile Souchet est embauchée à la Bibliothèque Américaine de Paris.
Mais bientôt la guerre arrive, et les livres sont en danger.
La directrice et tous les gens présents vont tout faire pour continuer à les faire circuler.
Voilà un livre que j'ai démarré avec réticence.
Je ne savais pas du tout de quoi il parlait, n'ayant pas lu la quatrième de couverture.
Je le trouvais lent.
Les sauts dans différentes époques m'agaçaient.
Et puis petit à petit, je suis rentrée dans cette histoire et je l'ai trouvée passionnante.
Quel destin ont eu tous ces gens !
Unis par l'amour des livres, ils ont réussi des prouesses pendant la guerre.
J'ai aimé chacun des personnages avec leurs passions et avec leur failles.
J'ai trouvé que c'était superbement raconté.
Et j'ai été encore plus enthousiasmée quand, ayant fait quelques recherches après ma lecture, j'ai découvert que c'était une histoire vraie.
Que la directrice de la librairie américaine, Dorothy Reeder avait réellement existé
Un peu dommage peut-être que le titre « The Paris Librairy » ait été traduit par « une soif de livres et de liberté »

La famille Martin, Roman
19,50
29 janvier 2021

Un auteur en mal d'inspiration a l'idée de prendre la première personne qu'il croise dans la rue et de lui proposer de raconter sa vie.
Puisqu'il n'arrive plus à créer des personnages, il va en prendre des réels.
Voilà comment il .est amené à raconter l'histoire de la famille Martin.
Je serais tentée de dire, même si ce n'est pas gentil, que quand un auteur n'a plus d'inspiration, soit il attend qu'elle revienne, soit il change de métier.
Car en effet, l 'histoire de cette famille ne nous apporte pas grand chose.
Quelques heures de lecture pas trop désagréables, sans plus.
En plus le style est la mise en forme n'ont rien d'exceptionnel.
Un livre emprunté que j'aurais regretté d'avoir acheté.

Brèves de solitude
18,90
28 janvier 2021

Dans un square à Paris, des personnes aux occupations différentes passent un moment et s'ignorent.
Voilà la première partie
Ensuite, c'est le confinement et on retrouve la plupart de ces personnes enfermées chez elles.
Quelle fine analyse des caractères, des comportements.
Avec ces mesures psychologiquement éprouvantes, voire inhumaines, chacun vit la solitude imposée à sa manière.
Avec son caractère, avec son vécu, avec ses sentiments...
Malgré la pesanteur de la situation, Sylvie Germain ne nous décrit pas ces situations plus ou moins lourdes avec pessimisme.
Pudeur, sensibilité, retenues... elle effleure.
Et la poésie de son écriture fait que tous ces cas bouleversés dans leur quotidien, même s'ils reflètent notre société actuelle et morose, on accepte d'en lire l'histoire.