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Biographies, des destins extraordinaires !

Biographies, des destins extraordinaires !

Le 4 juin sera proclamé le Goncourt de la biographie/Edmonde Charles-Roux. L'occasion, pour les Libraires Ensemble de vous présenter une sélection de ces livres qui racontent une histoire particulière dans la grande Histoire.
Si ces destins extraordinaires vous intriguent, vous pourrez les retrouver dans votre librairie préférée !

LE SIECLE D'ASSIA

Berard Marguerite

Flammarion

18,00

« L'histoire de mon grand-père se fond dans celle du XXe siècle. Né à Rovno, en 1903, dans une famille juive et profondément russe, il a entendu, enfant, ses parents discuter à voix basse de l'influence de Raspoutine sur la tsarine. Plus tard, il s'est battu contre les miliciens de Petlioura, est parti pour échapper aux pogroms, a construit des maisons à Tel-Aviv et s'est engagé dans l'armée française. Puis il a longtemps mené la vie simple d'un artisan parisien qui fabriquait des bracelets-montres en cuir à Belleville, où il est mort, le 25 décembre 1999, rue de Palestine. Tout le monde l'appelait Assia. Nous, ses petits-enfants, l'appelions Papi Assia. Assia est le diminutif de Menashe, nom dérivé de Manasseh, l'une des douze tribus d'Israël. Il signifie "oublieux". Ce n'était pas un nom très adapté à la personnalité de mon grand-père : Assia parlait peu, mais il n'oubliait pas. Car tout au long de son existence, il a dû apprendre à continuer à vivre en se demandant : "Pourquoi lui, pourquoi eux, et pourquoi pas moi ?" Et c'est pour ne pas oublier non plus que j'ai entrepris ce récit. »


Idiss
20,00

J'ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss.
Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des
immigrés juifs de l'Empire russe venus à Paris avant 1914.
Il est simplement le récit d'une destinée singulière à laquelle jai
souvent rêvé.
Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage
d'amour de son petit-fils.


Une femme en contre-jour

Les Éditions Noir sur Blanc

14,00

« Raconter Vivian Maier, c’est raconter la vie d’une invisible, d’une effacée. Une nurse, une bonne d’enfants.

Une photographe de génie qui n’a pas vu la plupart de ses propres photos.

Une Américaine d’origine française, arpenteuse inlassable des rues de New York et de Chicago, nostalgique de ses années d’enfance heureuse dans la verte vallée des Hautes-Alpes où elle a rêvé de s’ancrer et de trouver une famille.

Son œuvre, pleine d’humanité et d’attention envers les démunis, les perdants du rêve américain, a été retrouvée par hasard – une histoire digne des meilleurs romans – dans des cartons oubliés au fond d’un garde-meubles de la banlieue de Chicago.

Vivian Maier venait alors de décéder, à quatre-vingt-trois ans, dans le plus grand anonymat. Elle n’aura pas connu la célébrité, ni l’engouement planétaire qui accompagne aujourd’hui son travail d’artiste.

Une vie de solitude, de pauvreté, de lourds secrets familiaux et d’épreuves ; une personnalité complexe et parfois déroutante, un destin qui s’écrit entre la France et l’Amérique.

L’histoire d’une femme libre, d’une perdante magnifique, qui a choisi de vivre les yeux grands ouverts.

Je vais vous dire cette vie-là, et aussi tout ce qui me relie à elle, dans une troublante correspondance ressentie avec mon travail d’écrivain. »

G.J.


Montaigne

Le Livre de Poche

6,70

En 1941, alors qu’en Europe la guerre et les nationalismes font des ravages, Stefan Zweig, exilé au Brésil, trouve en Montaigne un « ami indispensable », dont les préceptes de tempérance et de modération lui paraissent plus que jamais nécessaires. Selon Zweig, « pour que nous puissions appréhender l’art et la sagesse de vivre de Montaigne […] il fallait que survienne une situation similaire à celle qu’il avait connue. »
De son propre aveu, Zweig n’était pas à même d’apprécier pleinement le génie de Montaigne lorsqu’il le découvrit à vingt ans. C’est en les relisant à travers le prisme de l’expérience qu’il mesure véritablement tous les enjeux des Essais. Laissant parler son admiration pour l’auteur, il en dresse une biographie émue et passionnante, dans laquelle il livre, en creux, son propre portrait à la veille de sa mort.

Préface d’Olivier Philipponnat.

Traduit de l’allemand par Corinna Gepner.


Jean Moulin / l'affranchi

Vergez-Chaignon, Bénédicte

Flammarion

24,00

Chez Jean Moulin, la grandeur allait de soi, écrit André Malraux vingt ans après sa disparition. Vingt-cinq jours clés, vingt-cinq journées particulières ont façonné le destin du grand résistant, dont la vie fut tragiquement écourtée à 44 ans. Une vie magnifiée par la passion et l'amour de la liberté. Mais aussi par le devoir.

Né en 1899 à Béziers dans une famille unie et très attachée aux valeurs humanistes, Jean Moulin s'engage à servir la république à travers ses fonctions dans l'administration. Tour à tour sous-préfet, préfet, puis attaché ministériel, il agrémente ses loisirs de sa passion pour l'art, affûte son talent de dessinateur dans les colonnes des grands journaux. Il aime la vie parisienne ; les nuits des années folles au coeur de la capitale font son enchantement. Est-ce auprès des artistes qu'il a appris à regarder le monde ? Avant l'Espagne et le Front populaire, le 6 février 1934 lui ouvre les yeux sur l'histoire en marche. L'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon éclaire les « grandes heures » de ce parcours où l'on découvre un homme pétri d'enthousiasme, amoureux, un grand sportif passionné de voitures, d'avions, de ski, que son goût certain pour le bonheur et une haute conception de ce que devait être la France ont encouragé à défendre ses valeurs, à résister - naturellement.