Prescripteurs de saines addictions

Conseils de lecture

Les braises, roman
16,00
par (Libraire)
19 avril 2005

Il est des livres dont le souvenir vous accompagne longtemps après que vous les ayez refermés. De ceux dont on dit que ce sont de "grands livres".
"Les Braises", de Sandor Marai, publié en 1942 et traduit en français en 1958 (chez Buchet Chastel) sont de ceux-là. La parution cette année chez Albin Michel d'un autre magnifique roman de cet écrivain hongrois, auteur-culte dans son pays, "L'Héritage d'Esther", est ainsi l'occasion de lire ou relire "Les Braises".


Un vieux général se prépare à recevoir, plus de quarante ans après leur dernière rencontre, celui avec lequel il partagea une merveilleuse amitié. Ils s'étaient rencontrés au pensionnat, alors qu'ils n'étaient que des enfants, et leur relation s'était enrichie, nourrie au fil des ans. Avec une remarquable finesse, Marai décrit la naissance de l'amitié entre ces garçons différents qui s'enrichissent mutuellement, leur entente que rien ne semblait pouvoir entamer, mais aussi les amours compliquées, et d'autres sentiments parfois violents qui couvent, et l'avancée dans l'âge, avec en toile de fond, la fin d'une époque et l'agonie de la monarchie austro-hongroise.


Antimanuel de philosophie, leçons socratiques et alternatives

leçons socratiques et alternatives

Bréal

21,50
par (Libraire)
19 avril 2005

Au moment où se mettent en place les nouveaux programmes de philosophie pour les classes terminales qui posent un certain nombre de contraintes aux enseignants, les éditions Bréal publient cet antimanuel (sous-titré par l'auteur "leçons socratiques et alternatives") qui pourra passer pour un brûlot, et en tout cas ne laissera pas indifférent.
Lui-même enseignant, Michel Onfray propose du programme une approche très personnelle et bien peu conformiste. Véritable manuel qui suit les instructions officielles en étudiant les neuf notions au programme : la nature, l'art, la liberté, le droit, la technique, la raison, la conscience, l'histoire et la vérité, le livre s'écarte des sentiers battus dans les questions qui y sont posées - et dont la formulation choquera peut-être certains- et surtout dans le choix des auteurs et des textes qui illustrent le propos...

Mais l'objectivité ne peut exister dans un domaine où chaque enseignant exprime inévitablement ses convictions et choix dans le cours qu'il donne.
Destiné aux élèves de terminale et d'une approche très plaisante, le livre d'Onfray est aussi un outil bien utile pour les parents et pour tous ceux qui aiment à réfléchir avec les adolescents à des questions qu'ils se posent et nous posent.


La Maladie du sens
10,95
par (Libraire)
19 avril 2005

Le monologue poignant d'une femme qui vient de perdre son mari. Cet homme en quête de la phrase ultime et du mot rare vivait « dans le silence, le silence dans lequel se tiennent les morts et qui est l'autre nom de l'absence ». Cet homme qui laisse derrière lui des doutes, des peurs, des questions sans réponse. Le connaissait-elle vraiment ?


La sacoche, roman
21,50
par (Libraire)
19 avril 2005

Au milieu du 19ème siècle, une caravane de voyageurs progresse dans le désert sur une route proche de la Mecque. Se croisent alors 9 destinées qui toutes basculent en un après-midi, au moment où chacun entre en possession d'une sacoche remplie de textes dont la teneur reste mystérieuse jusqu'à la fin du roman. Récit empreint de mysticisme, livre d'espérance et d'illumination, ce roman procure un plaisir sans mélange dans sa capacité à envoûter le lecteur, à susciter sa propre convoitise, à faire naître en lui le désir de cet objet merveilleux, symbole de toutes les quêtes et de toutes les révélations : la sacoche.


Noces tardives, roman
18,40
par (Libraire)
19 avril 2005

Edith s'habille avec soin, n'omet pas d'épingler une jolie broche au col de son chemisier, et part à bicyclette. Une halte chez l'épicier, le temps d'acheter le citron qui accompagnera un festin de crevettes, et...en route vers le bois. Elle compose déjà en pensée le beau bouquet tout bleu qu'elle veut déposer sur la tombe de la chère mamie Gunhild. La bicyclette est abandonnée à l'orée de la forêt. Edith s'enfonce sous les arbres, elle cueille et rassemble ses fleurs.

Tout à coup, elle trébuche sur une racine et tombe. Malgré ses efforts, elle ne réussira pas à se relever. Car Edith Tônnesen est une femme de 84 ans. Six longs jours, six longues nuits durant, telle un gisant bien vivant, elle va demeurer là, allonger sur le sol, observant, contemplant la nature autour d'elle... Malgré la peur, la fin, la soif, en dépit des blessures au corps et au coeur, ne peut-on dire que ... "tout est grâce"?
Anne-Marie Lön nous offre un superbe portrait de femme en même temps qu'un hymne à toutes les saveurs de la vie.
J'ai énormément aimé ce roman qui curieusement me rappelle à la fois : Le dîner de Babette, Le vieil homme et la mer, Microcosmos... Un livre à savourer immédiatement!