Prescripteurs de saines addictions

Conseils de lecture

La fête au Bouc
10,90
par (Libraire)
13 mars 2007

Avec "la fête au bouc" Mario Vargas Llosa nous livre un roman des plus passionnants qui nous éclaire parfaitement sur les années sombres des dictatures en Amérique du Sud. Un livre emblématique, capital dans l'oeuvre de l'écrivain péruvien.


Corps et âme, L'enfant prodige

L'enfant prodige

Gallimard

27,00
par (Libraire)
13 mars 2007

Naissance d'un virtuose

Avec "corps et âme" Frank Conroy nous livre un roman d'apprentissage foisonnant avec pour toile de fond le New York en pleine mutation des années 40. L'histoire d'un jeune garçon solitaire qui serait resté sans avenir, s'il n'avait eu la chance de tomber sur un vieux piano désaccordé .  Naissance  d'un virtuose.


Corps et âme
par (Libraire)
13 mars 2007

Nous sommes à New York dans les années 40. Frank Conroy nous conte l'histoire d'un enfant pauvre, solitaire, destiné à demeurer spectateur d'un monde qui n'est pas pour lui. N'était dans la chambre du fond, perdu  sous une montagne de vieux papiers un piano désaccordé. Se joue alors le destin d'un musicien virtuose. Dans un New York en pleine mutation Conroy nous livre avec "Corps et âme" un grand roman d'apprentissage.


Le Rideau, Essai en sept parties

Essai en sept parties

Gallimard

17,15
par (Libraire)
10 mars 2007

Milan kundera n'est pas seulement un grand romancier contemporain, un romancier majeur de langue française. Il a tiré de sa qualité d'enseignant à l'université l'art de la pédagogie. "Le rideau", essai en sept parties, est un magistral cours de littérature sur l'art du roman, lequel est, pour lui, un art à part entière, ayant comme tel sa spécificité propre. "En inventant son roman, le romancier découvre un aspect jusqu'alors inconnu, caché, de la "nature humaine"; une invention romanesque est donc un acte de connaissance que Fielding définit comme "une rapide et sagace pénétration de l'essence véritable de tout ce qui fait l'objet de notre contemplation" Et Kundera poursuit "les personnages romanesques ne demandent pas qu'on les admire pour leurs vertus.

Ils demandent qu'on les comprenne, et c'est quelque chose de tout à fait différent. Les héros d'épopée vainquent, ou s'ils sont vaincus, gardent jusqu'au dernier souffle leur grandeur. Don Quichotte est vaincu. Et sans aucune grandeur. Car d'emblée tout est clair : la vie humaine en tant que telle est une défaite. La seule chose qui nous reste face à cette inéluctable défaite qu'on appelle la vie est d'essayer de la comprendre. C'est là la raison d'être de l'art du roman."Comme tout art le roman est un art universel, et Kundera le montre bien qui convoque au soutien de sa brillante démonstration Rabelais et Fielding, Cervantes et Gombrowicz, Broch et Musil... et nous montre combien Kafka n'est pas un écrivain pragois. Comme tout art le roman a sa spécificité et son domaine propre ne se confond pas avec celui de la poésie ou celui de la philosophie. "les arts ne sont pas tous pareils; c'est par une porte différente que chacun d'eux accède au monde. Parmi ces portes l'une d'elles est réservée en exclusivité au roman" et Kundera poursuit " Herman Broch l'a dit : la seule morale du roman est la connaissance" ou encore citant Flaubert " je me suis toujours efforcé d'aller dans l'âme des choses". et Proust n'écrivait pas autre chose, Kundera nous le montre ""...chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même. L'ouvrage de l'écrivain n'est qu'une espèce d'instrument optique qu'il offre au lecteur afin de lui permettre de discerner ce que , sans ce livre, il n'eût peut-être pas vu en soi-même. La reconnaissance en soi-même, par le lecteur, de ce que dit le livre est la preuve de la vérité de celui-ci..."Ces phrases de Proust, ajoute Kundera, ne définissent pas que le sens du roman proustien; elles définissent le sens de l'art du roman tout court"Il faut lire "Le Rideau", c'est un grand livre, un livre essentiel à tous ceux qui veulent comprendre ce qu'est l'art du roman, à tous ceux qui veulent dépasser les querelles du nouveau roman, à tous les passionnés de littérature.


HISTOIRE D'UN ALLEMAND BAB N 653 - SOUVENIRS (1914-1933), souvenirs 1914-1933
9,70
par (Libraire)
10 mars 2007

De communiqué de victoire (affiché dans la cour de l'école) en communiqué de victoire le jeune Sebastian Haffner nous fait vivre la défaite de l'armée et du peuple allemands à travers les yeux de l'écolier qu'il fut durant la guerre de 14-18. La défaite, l'effondrement et "le sentiment de l'humiliation nationale" qu'il faut effacer et qui fait "taire les fatigues et les déceptions amoncelées". "A la fin de 1922, les prix étaient de dix à cent fois plus élevés qu'avant la guerre".

Tout cela a été dit, écrit par les historiens. Tout cela qui explique la lente montée de l'exaspération et puis, pour finir, du nazisme. Mais Sebastian Haffner le montre de l'intérieur, au quotidien. Il met à nu le mécanisme de l'absence de réaction du peuple happé par son quotidien. Pas après pas, petite dérive après petite dérive, petite exaction après petite exaction les nationaux-socialistes cadenassent la société, grignotent les libertés, d'abord celles des autres, les juifs, puis celles de tout un chacun. Peu à peu, et puis avec de plus en plus de force, et puis sans vergogne, sans rencontrer la moindre résistance d'une population qui vaque à ses occupations, écoute de la musique, va au concert. Insidieusement l'inacceptable est accepté par chacun, pénétre tout et tous. Terrifiant. édifiant.