Prescripteurs de saines addictions

Conseils de lecture

Pourquoi j'ai mangé mon père, roman
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Dans cette famille préhistorique, il y a le père, Edouard, un inventeur génial ( il ramène le feu !), au prix de quelques catastrophes, mais aussi Vania, l’oncle ennemi du progrès, Le narrateur, pas très malin, et quelques filles. Tout ce monde découvre la vie, se dispute, se jalouse… et évolue vers ce que nous sommes devenus. Les situations sont hilarantes, et l’ensemble nous donne à réfléchir sur notre civilisation.


Pourquoi j'ai mangé mon père

Roy Harley Lewis

Pocket

par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Dans cette famille préhistorique, il y a le père, Edouard, un inventeur génial ( il ramène le feu !), au prix de quelques catastrophes, mais aussi Vania, l’oncle ennemi du progrès, Le narrateur, pas très malin, et quelques filles. Tout ce monde découvre la vie, se dispute, se jalouse… et évolue vers ce que nous sommes devenus. Les situations sont hilarantes, et l’ensemble nous donne à réfléchir sur notre civilisation.


Au milieu du monde, Plateforme, roman
20,30
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Qui sommes-nous ? Les êtres bons, généreux, solidaires, travailleurs, civilisateurs que tous ceux qui recherchent nos voix – publicitaires, hommes politiques -, flatteurs, dépeignent à longueurs de campagnes, électorales ou de pub ? ou sommes nous plutôt les consommateurs froids, égoïstes, calculateurs, indifférents et jouisseurs, exploiteurs d'une marchandise que sont les terres et les hommes d'un tiers monde peu onéreux ? Pas méchants au demeurant, pas volontairement cruels.


"Qui veut faire l'ange fait la bête" croyait Pascal. L'image que Michel Houellebecq nous renvoie de nous touche, certes un peu à la caricature. C'est ce qui rend son portrait des touristes occidentaux que nous sommes aussi efficace que l'étaient les portraits que Daumier peignait des notaires, juges ou banquiers du XIXème.
On fait reproche à Houellebecq d'être un provocateur. C'est un peintre de mœurs. Un observateur fin des comportements de l'homme occidental. Il ne le dépeint pas tel que les rédempteurs voudraient le montrer mais tel qu'il le voit, avec ombres, et lumières aussi, même s'il y a plus d'ombre que de lumière. Elle n'est pas antipathique, son héroïne bretonne. (C'est sans doute ce qui la sauvera à la fin). Il n'est pas totalement noir, son fonctionnaire du ministère de la culture, quand ses désirs sont assouvis. Seulement veule, apathique, égoïste. Tous deux nous ressemblent. Nous sommes tantôt l'un, tantôt l'autre. Dromomaniaques, promeneurs argentés, nous nous évadons parfois hors des remparts d'un occident doré où nous avons la chance de naître mais sans intention de voir le monde ; seulement dans le but d'en profiter et d'y perdre notre ennui. Terrible. Cruel. Mais assez vrai. Houellebecq sait construire des histoires efficaces. Il a du style. C'est un grand romancier.


Des phrases courtes, ma chérie
15,30
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Ce récit bouleversant et pudique est la chronique de la relation entre la narratrice et sa mère âgée. Cette femme cultivée, énergique, a mal supporté la solitude après le décès de son mari, et aussi la perte de son autonomie. A contrecœur, sa fille lui a trouvé une place dans une maison de retraite où elle lui rend des visites régulières. Petit à petit les rôles s'inversent entre la mère, de plus en plus dépendante, et la fille qui l'accompagne dans sa fin de vie.


Vu d'ici, roman
9,00
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Anna est mère de cinq enfants, cinq garçons ! Mais le destin lui offre l'espoir d'une sixième grossesse, et cette fois ce sera une fille, elle en est sûre... Joseph, le mari, n'en veut pas : il vient de perdre son travail, fuit dans l'alcool et souhaite donner ce futur enfant à sa soeur victime de stérilité. Mais Anna est persuadée au contraire que Joseph "a besoin d'une fille près de lui, pour trouver ce point sensible qu'il a dans le coeur". A ce moment précis, elle décide de la nommer. Lisa, ayant ainsi acquis une identité, devient la principale narratrice du roman. De son cocon, elle nous livre, avec un regard tendre et amusé, sa vision de la vie, ses peurs, les joies partagées avec sa mère. Sa voix nous transporte et nous suit comme une douce mélodie à la fois éloquente et discrète, émouvante et authentique.
Un livre au point de vue unique qui fait appel à notre sensibilité et dont la couverture chaleureuse nous transporte d'emblée dans cet univers afro-américain tellement dépaysant et différent de notre société.