Prescripteurs de saines addictions

Conseils de lecture

roman

Le Livre de poche

par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Ca commence très mal, ça finit plutôt bien. Ils sont deux Robinsons bretons : Sauveur et Ben, son petit garçon, seuls rescapés d'une tragique fortune de mer. C'est à bord d'un Dodge aménagé selon le "concept d'autonomie totale", par leur ami Marc-Aurèle, génial bricoleur et philosophe génial, qu'ils atteindront leur "île" paradisiaque, une grotte du Sud marocain. Ensemble, au terme d'un incroyable voyage, ils y retrouveront le goût de vivre.


16,30
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

"Maman, les turcs !"...attention danger ! Si vous vous sentez d'humeur intolérante, ne lisez surtout pas le dernier Matzneff. Un récit ô combien allègre, mais fort peu orthodoxe, des pérégrinations italiennes et amoureuses d'un quintet d'étudiants... pour le moins atypiques. Sinon, point n'est besoin de parler la langue de Dante pour savourer la subtile impertinence de ce roman, beaucoup moins innocent qu'il n'y paraît.


13,80
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

A travers l'histoire de cette femme aux multiples facettes, Christine Falkenland nous livre un superbe travail d'écriture. Une écriture au ras des mots, sur un fil de rasoir, débarrassée de toutes métaphores, faisant sienne cette phrase de Tolstoï : " un roman doit – être efficace ". Roman efficace mais pas dépourvu de sensibilité ni d'émotion, tout au contraire. L'auteur nous livre un personnage abrupt, et nous laisse le soin de faire parler nos sens.


par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

Comment faire le tableau de la perte de l'innocence, comment mettre à nu ce qui fait d'un enfant un être perverti par la haine de ses propres parents ? Peut-être en refusant le masque et en révélant cette intime destruction sous la forme d'une confession enfantine. L'auteur de cette confession alterne le récit de la violence passée et de la tentative de réappropriation de la vie. Ainsi, la présence de l'aïeul protecteur semble pouvoir offrir une chaleur à ce livre.
Dans ce récit à vif, d'un total dénuement et d'une maîtrise parfaite, nous vivons des instants à la fois beaux et cruels.


18,00
par (Librairie Dialogues)
19 avril 2005

L' adversaire, c'est le diable; la part trouble de chacun, plus profonde, béante chez Romand qui le conduit pas à pas d'une vétille commise par un grand mou un peu dépréssif et mythomane à l'imposture puis au crime, à l'assassinat incompréhensible de sa femme, de ses enfants, de ses parents et fait de cet homme arrivé aux portes du vide, auxportes de l'enfer une victime broyée non par les autres mais par lui-même, par ses démons. Le fond de cette histoire pourrait n'être que fiction, invention d'un écrivain noir (Dolstiïevski, Mauriac...). Mais non. Le fond de cette histoire est un fait divers. De l'authentique, sordide, absurde, horrible, qu'Emmanuel Carrère a transfirguré en quasi-roman, sublime, chrétien, rédempteur. Alchimie, miracle de la littérature qui nous fait toucher au fond de nous-mêmes la part de mystère qui nous est commune avec celle d'un assassin. Alire. Absolument.