Prescripteurs de saines addictions

L'autre femme

Mercedes Rosende

Quidam

  • Conseillé par
    11 mai 2022

    looser

    Montevideo.
    Etrange quiproquo pour Ursula Lopez, quadragénaire isolée par son obésité, qui reçoit une demande de rançon pour un riche homme d’affaires supposé son mari…. Profitant de son homonymie, elle relaye la demande auprès de la vraie épouse. Ce kidnapping prend alors une tournure imprévue rendant la situation picaresque.

    Mercedes Rosende manie le polar avec inventivité et humour. Son personnage principal oscille entre son vécu douloureux « d’humiliée » et sa détermination à manœuvrer les autres….
    Roman singulier tragico-comique incisif, hardi, déraisonnable et savoureux jusqu’au final.


  • Conseillé par
    8 mars 2022

    Une lecture jubilatoire !

    Au fil des années, Ursula Lopez, traductrice et figurante dans des émissions de téléréalité, a grossi. A 40 ans, elle lutte contre son manteau adipeux qu’elle tente d’alléger par tous les moyens, elle vit toujours dans le passé, elle épie les bruits de ses voisins et vit par procuration, en entretenant un monde de personnages imaginaires pour remplir le vide de son existence. Aussi quand son quotidien est bousculé par l’appel téléphonique des ravisseurs d’un célèbre entrepreneur, exigeant une rançon pour sa libération et croyant s’adresser à sa femme, homonyme d’Ursula Lopez, celle-ci va plonger dans la brèche d’une aventure loufoque dont elle va vite prendre les rennes, avec un plaisir machiavélique. De quiproquos en quiproquos cette histoire nous entraîne avec jubilation dans un série de scènes cocasses jusqu’au dénouement imprévisible. Le talent cette auteure urugayenne réside dans la construction d’un véritable scénario invraisemblable et qui pourtant trouve tout son sens dans la tête de son héroïne. En revisitant les codes du roman noir, l’auteure nous offre une lecture jubilatoire, où le sarcasme et l’humour grinçant, l’univers décalé et pavé de mauvaises intentions nous interpellent sur les questions de violences sociales, du culte du corps et de l’argent !