Prescripteurs de saines addictions

Okuribi, Renvoyer les morts

Okuribi, Renvoyer les morts

Hiroki Takahashi

Belfond

  • par (Librairie Page 36)
    2 janvier 2021

    Le Japon, inattendu

    Après avoir vécu à Tôkyô, Ayumu vient d'arriver dans cette région reculée au Nord du Japon, où son père va exercer ses nouvelles fonctions.
    Il va avoir quinze ans.
    C'est un bon élève qui espère très vite s'intégrer dans sa classe, dernière année au collège, comme ce fut le cas lors des précédentes mutations de son père.
    Seulement six garçons dans sa classe, forcément, ils sont toujours ensemble.
    À la tête du groupe, Akira initie des jeux plus ou moins innocents pour passer le temps.
    Ayumu observe le fonctionnement du groupe et ne sait comment agir ou réagir de prendre conscience que Minoru est toujours la cible perdante des jeux menés.
    Vient l'Okuribi, la fête des morts et tout ce qu'on n'imaginait pas de lire.
    C'est une lecture impressionnante, pleine d'ambivalence. On est charmé et emmené par la prose poétique de l'auteur, qui installe dans une belle lenteur les événements marqués d'une violence sourde ou palpable, voire infernale, au fil du déroulement des faits.
    C'est une très belle écriture, qui vous laisse marqué d'images, de sensations, de lieux, d'êtres (ici des adolescents dont on saisit la complexité psychique), de faits, de façon indélébile.


  • par (Librairie L'Armitière)
    18 novembre 2020

    Un roman proprement terrifiant

    Un roman court dont la brièveté ne fait que renforcer son aspect terrifiant.

    A la nature et sa beauté, l'auteur oppose l'impitoyable cruauté de jeux pas si innocents entre adolescents, lesquels glissent lentement, mais sûrement, vers un final aussi horrifique qu'imprévisible.

    Ce roman qui traite du harcèlement scolaire ne serait pas aussi riche s'il ne s'accompagnait pas d'une plongée dans l'atmosphère d'un Japon rural, loin de la frénésie tokyoïte, oscillant entre traditions et folklore.

    Une aura mystérieuse nimbe alors la lecture, confinant - presque - un caractère fantastique à ce roman, très justement récompensé par le Prix Akutagawa au Japon.

    Pour celles et ceux qui aiment frissonner après avoir refermé un livre.


  • par (Librairie Espace-Temps)
    11 novembre 2020

    La violence d'une arrivée

    Ayumu arrive dans son nouveau collège, où il intègre le groupe de Minoru mais, pour déjouer l'ennui, les jeux se font de plus en plus violents. Mais est-ce réellement de simples jeux ?
    Comme bien souvent avec les romans japonais, la fin est ouverte.
    L'ascension de la violence tout le long du livre décrypte assez bien le harcèlement que certains peuvent subir surtout lorsque le milieu est réduit.
    #Okuribi #NetGalleyFrance


  • par (Librairie Dialogues)
    3 novembre 2020

    Un roman captivant et intense sur la manipulation psychologique et ses dérives.
    Ce roman a obtenu le prix Akutagawa au Japon, l'équivalent du prix Goncourt.


  • par (Librairies de Port Maria)
    9 septembre 2020

    Une nouvelle fois, Ayumu doit s'intégrer dans un nouveau collège. Les premiers mois, il parvient à se fondre dans le décor...
    Mais à l’approche de la fête des morts, les choses prennent une tournure de plus en plus inquiétante, hallucinante... sans que nous puissions, fascinés, nous arracher à notre lecture...